L’archéopteryx de Chicago confirme son aptitude au vol

Un spécimen exceptionnellement bien conservé d’archéopteryx, récemment acquis par le Field Museum de Chicago, permet de revisiter en profondeur les capacités de vol de cet emblème de la paléontologie. Exhumé dans les calcaires de Solnhofen en Allemagne et daté de 150 millions d’années, ce fossile révèle des détails anatomiques jusqu’alors inaccessibles, notamment la présence de plumes tertiaires, indispensables à la formation d’une aile fonctionnelle.

Paléontologie, l'archéopteryx Exhumé dans les calcaires de Solnhofen en Allemagne

Grâce à l’imagerie UV et aux micro-scanners, les chercheurs ont pu étudier en détail le plumage, la structure des pattes et les os du crâne de ce dinosaure ailé. Le résultat : une série d’observations qui confirment que l’archéopteryx disposait bien des attributs nécessaires pour voler activement – et non se contenter de planer. Les données morphologiques suggèrent également un mode de vie mixte, terrestre et arboricole, avec un pied capable de saisir des branches, tout en restant efficace au sol.

Ce travail, dirigé par Jingmai O’Connor, est publié dans la revue Nature. J’en détaille les implications dans mon nouvel article pour Sciences et Avenir.

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